Attractivité

Michel Kahan sur Thotis : l’ingénierie, une filière d’avenir qui recrute et se transforme

Le 26 mai dernier, Michel Kahan, président de Syntec-Ingénierie, était l’invité de Paroles de Décideurs sur Thotis, média digital de référence pour l’orientation des jeunes, qui compte 900 000 abonnés et 7 millions de visiteurs par an. L’occasion de porter la voix de l’ingénierie auprès de la prochaine génération, à un moment où la France a plus que jamais besoin de talents pour réussir ses grandes transitions.

Une filière qui recrute, et qui manque de talents

Syntec-Ingénierie fédère plus de 400 entreprises et représente près de 388 000 salariés en France, avec 8 700 emplois créés sur la dernière année. Et pourtant, la France manque chaque année de 20 000 ingénieurs diplômés. Dans un contexte où les transitions écologique, énergétique, numérique et industrielle réclament toujours plus d’expertises, ce déficit est un signal d’alarme autant qu’une opportunité.

Des métiers accessibles à tous les niveaux

L’ingénierie ne se résume pas aux bac+5. La filière recrute à tous les niveaux, du technicien BTS à l’ingénieur d’études, en passant par les diplômés de BUT directement opérationnels grâce à leur solide expérience terrain. Et les passerelles existent : on peut commencer technicien, faire valider ses acquis par l’expérience, et accéder à un diplôme d’ingénieur. « Il n’y a pas de frontière », souligne Michel Kahan. Le profil idéal ? « Quelqu’un de curieux, qui arrive à se poser les bonnes questions. »

Numérique et IA : des ingénieurs augmentés

10 000 emplois supplémentaires pourraient être créés dans l’ingénierie grâce à l’IA (OPIIEC, 2025). « Je ne crois pas que ça mette nos métiers en danger. Au contraire, ça permet à nos collaborateurs de dépasser le travail un peu rébarbatif pour prendre le temps de se poser les bonnes questions. Ça crée des ingénieurs augmentés. »

Féminisation : un chantier urgent

Avec seulement 28 % de femmes dans les cœurs de métier, la filière est confrontée à un enjeu de représentation majeur. Michel Kahan pointe une question de confiance : « Dans le monde féminin, il faut se dire : oui, c’est possible et je peux le faire aussi. » Syntec-Ingénierie agit concrètement : Charte pour la mixité signée par 80 entreprises, campagne nationale ciblant les 13-18 ans, ateliers, livres jeunesse, partenariats… La part des femmes dans les postes de direction est passée de 11 % à 16 % en trois ans.

Le message aux jeunes

« Gardez votre curiosité, cet appétit. » Conserver maths et physique au lycée, ne pas s’autocensurer, et surtout : voir dans l’ingénierie une chance de changer les choses de l’intérieur. « Laisser une trace intelligente, élégante et respectueuse de l’environnement dans le paysage » — c’est ainsi que Michel Kahan définit sa propre ambition. Une conviction qu’il invite chaque jeune à s’approprier.

Un autre monde est atteignable
#AccéléronsLesTransitions
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