Grand Prix National de l'Ingénierie
Organisé depuis 2006, la Grand Prix National de l’Ingénierie (GPNI) met au défi chaque année de nombreuses entreprises d’ingénierie pour la conception d’un projet ou d’un produit innovant dans les secteurs de l’industrie ou de la construction.
L’édition 2026, en partenariat avec Syntec-Ingénierie, est organisée par le ministère de l’Économie, des Finances, et de la Souveraineté Industrielle, Énergétique et Numérique, le Ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, ainsi que l’Académie des Technologies.
Le seul concours national pour l’ingénierie
Le Grand Prix National de l’Ingénierie – GPNI – récompense, chaque année depuis 2006, une équipe ayant concouru à la conception, soit d’un produit soit d’un projet remarquable dans le domaine de l’industrie ou de la construction. Ce grand prix a pour but de mettre en valeur l’ingénierie française dans toute sa diversité et ses composantes. Il vise également à mettre en lumière la contribution essentielle de la prestation intellectuelle d’ingénierie à la réussite des grandes transitions : environnementale, industrielle et énergétique notamment.
Les catégories ouvertes aux candidatures
- Pour une industrie décarbonée, compétitive, et résiliente
- Adapter l’existant pour lutter contre les causes et effets du dérèglement climatique
- Innover pour les transitions énergétiques et s’intégrer territorialement
En plus du Grand Prix, deux prix pourront être attribués aux deux catégories restantes.
Découvrez le Grand Prix 2026
Le Grand Prix National de l’Ingénierie est attribué à EKIUM pour le projet « Close the Loop », qui permet à un site agroalimentaire de devenir le premier en France à recycler intégralement ses eaux usées traitées.
Face à une croissance de production attendue de plus de 40 % entre 2024 et 2030 et dans un contexte de raréfaction de la ressource en eau, le groupe BEL s’est fixé un objectif ambitieux pour son site industriel agroalimentaire de Boué (Aisne) : réduire drastiquement son empreinte hydrique tout en maintenant sa compétitivité. Le site prélève aujourd’hui environ 240 000 m³ d’eau potable par an, un volume qui pourrait atteindre 350 000 m³ en 2030 si aucune action corrective n’est faite.
Pour relever ce défi, le groupe BEL s’est tourné vers la société d’ingénierie EKIUM pour concevoir et déployer un dispositif de réutilisation des eaux usées traitées (REUT) d’une capacité de 800 à 1 200 m³ par jour, permettant de recycler ses effluents pour produire une eau de qualité équivalente à l’eau potable et couvrir ainsi l’intégralité des besoins industriels du site, hors usages sanitaires. Le déploiement, avec la société CHEMDOC, d’un pilote industriel containerisé testé pendant 12 semaines sur des effluents réels, a permis de valider la performance du dispositif avant l’investissement complet.
Première usine en France à appliquer opérationnellement l’évolution de la réglementation (décrets REUT de 2024 et arrêté de mars 2025) pour un usage en contact alimentaire direct, le projet « Close the Loop » vise une réduction de 85 % de la consommation d’eau potable du site, soit environ 250 000 m³ recyclés chaque année. Au-delà du site de Boué, la méthodologie développée par EKIUM a vocation à être appliquée sur d’autres implantations industrielles confrontées à la même tension sur la ressource en eau.