Le Syndicat est la principale organisation professionnelle des entreprises d’ingénierie. Elle défend les intérêts collectifs du secteur de l’ingénierie et des entreprises de ce secteur et a notamment pour missions de représenter la profession, de promouvoir le secteur et d’informer ses adhérents. Le Syndicat accomplit ses activités et ses missions dans le strict respect de la législation et de la réglementation en vigueur. Le respect des règles du droit de la concurrence constitue pour le Syndicat une priorité : ces règles sont essentielles à la compétitivité de ses adhérents et à la crédibilité des actions du Syndicat.
Le présent article a pour objectifs de rappeler les principales règles du droit de la concurrence et la nécessité pour chaque adhérent de les respecter, que ce soit dans le cadre des relations entretenues avec le Syndicat ou avec d’autres adhérents.
11.1 Pratiques et échanges d’informations illicites et prohibées par le Syndicat
Sont strictement interdites toutes formes de concertation entre des entreprises concurrentes qui tendent, par exemple, à :
- limiter l’accès au marché ou le libre exercice de la concurrence par d’autres entreprises ;
- faire obstacle à la fixation des prix par le libre jeu du marché en favorisant artificiellement leur hausse ou leur baisse ;
- limiter ou contrôler la production, les débouchés, les investissements ou le progrès technique;
- répartir les marchés ou les sources d’approvisionnement.
En conséquence, les adhérents du Syndicat ne doivent pas discuter et/ou se mettre d’accord avec leurs concurrents sur un comportement à adopter sur le marché, c’est-à-dire mettre en place une stratégie commune, portant notamment sur :
- la fixation des prix et plus généralement des conditions commerciales ;
- la répartition d’un marché par territoire géographique ou par type de client ;
- l’exclusion d’une entreprise sur le marché qu’il s’agisse d’un concurrent, fournisseur ou client («boycott »).
L’échange d’informations stratégiques et/ou confidentielles entre concurrents, quel que soit le lieu de discussion, est prohibé. Il s’agit, par exemple :
- des conditions commerciales accordées aux clients, conditions de vente ou logistique ;
- des performances commerciales (parts de marché, volume de vente, marges);
- des informations sur les capacités et les coûts de production;
- des informations sur la stratégie commerciale de l’entreprise;
- des informations financières non publiques.
11.2 Les échanges d’informations licites
L’échange d’informations non stratégiques et/ou publiques entre concurrents est admis. Les adhérents du Syndicat peuvent donc échanger sur les bonnes pratiques pour connaître la tendance du marché et sur des informations non sensibles. Peuvent être qualifiées de non sensibles les informations portant sur :
- des données statistiques anonymisées ;
- des données réellement historiques ;
- des données publiques et accessibles à toute entreprise du marché ;
- des données suffisamment agrégées;
- la législation et les projets de législation ;
- les sujets de normalisation, de standardisation et de référentiels techniques.
Par ailleurs, le Syndicat peut être amené à collecter des informations auprès de ses adhérents afin de réaliser des enquêtes ou des études statistiques. Dans ce cadre, le Syndicat s’engage à apporter toute garantie nécessaire en ce qui concerne les phases de collecte et de traitement de ces informations et ce, afin de protéger notamment des informations qui relèvent du secret des affaires. Le Syndicat ne peut en aucune façon transmettre les données ainsi collectées à l’un de ses adhérents sans les avoir au préalable suffisamment agrégées et anonymisées. Ces enquêtes ou études statistiques ne peuvent concerner que des informations qui se réfèrent à des périodes passées.
11.3 Les règles de conduite applicables à toute réunion organisée au sein du Syndicat
Avant toute réunion organisée dans le cadre du Syndicat, l’organisateur de la réunion (par exemple, le président d’un Bureau) établit : la liste exacte des participants ainsi que l’ordre du jour, lequel est conforme aux règles du droit de la concurrence et adressé à chaque participant.
Au cours de la réunion, les discussions doivent s’en tenir à l’ordre du jour tel qu’il a été préalablement adressé à tous les participants.
Si des discussions intervenant au cours d’une réunion devaient aboutir à contrevenir aux règles du droit de la concurrence telles que rappelées dans le présent document, l’organisateur de la réunion ou tout participant doit immédiatement s’opposer à ces discussions et rappeler l’interdiction de tout échange de nature anticoncurrentielle. Si ces discussions se poursuivent, l’organisateur ou tout participant doit s’en distancier publiquement, quitter éventuellement la réunion et le faire acter dans le compte-rendu de réunion.
La liste des participants est émargée par chacun.
A l’issue de la réunion, l’organisateur de la réunion en établit un compte-rendu détaillé incluant la liste des participants, lequel est pleinement conforme aux sujets traités au cours de celle-ci.
Par ailleurs, dans l’hypothèse où une réunion informelle interviendrait entre des adhérents du Syndicat (avant, pendant ou après les réunions officielles) et que des sujets anticoncurrentiels seraient abordés, il appartient à chaque adhérent de s’opposer immédiatement à ces discussions et dans l’hypothèse où celles-ci se poursuivraient, les adhérents s’opposant à la discussion doivent s’en distancier publiquement et quitter la réunion. Les adhérents confirment leur opposition par écrit aux autres participants et, le cas échéant, au Syndicat.
11.4 Les modalités de suivi de ces engagements
Chaque dirigeant d’un Adhérent doit signer le courrier d’engagement figurant en annexe 4, confirmant sa bonne prise en compte des Statuts et du présent Règlement Intérieur, ainsi que son engagement à s’y conformer, particulièrement sur les aspects du respect des règles du droit de la concurrence.
Les titulaires de mandat suivants doivent signer le courrier figurant en annexe 5 :
- Membres du Conseil d’Administration et des bureaux
- Délégués Régionaux.