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Evergaz soutient la mobilité verte
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Le biométhane produit dans les unités de méthanisation d’Evergaz peut être valorisé aujourd’hui en carburant vert, de plus en plus utilisé pour alimenter les véhicules car moins producteur de CO2.

Si les émissions de gaz à effet de serre baissent dans l’Union européenne, celles du secteur des transports continuent à progresser. Dans ce contexte, l’utilisation du gaz naturel comme carburant présente plusieurs avantages, au premier rang desquels un bon rendement énergétique et un potentiel important de réduction d’émissions de CO2. Le GNV (gaz naturel véhicule) produit en effet 25 % de CO2 en moins qu’un véhicule équivalent fonctionnant à l’essence et 10 % de moins qu’un véhicule alimenté au gazole. C’est aussi un carburant au prix compétitif, avec un coût inférieur de 50 % par rapport à l’essence et de 30 % par rapport au diesel. Faire le plein de gaz carburant ne présente d’ailleurs aucune difficulté et ne prend que quelques minutes, grâce à l’utilisation d’un pistolet du même type que ceux utilisés pour l’essence. Cela suppose en revanche d’avoir d’accès à des stations spécifiques raccordées au réseau de gaz naturel (on en compte une cinquantaine en France). Le gaz naturel n’en reste pas moins une énergie fossile non renouvelable, d’où l’intérêt croissant aujourd’hui pour le BioGNV issu de la méthanisation. « La valorisation du biogaz était plutôt orientée jusqu’ici sur la cogénération (pour la production de chaleur et d’électricité). Aujourd’hui, avec la baisse des coûts de raccordement au réseau et une règlementation et une fiscalité incitatives, la priorité va à la valorisation sous forme de biométhane qui peut être utilisé pour les véhicules » confirme Cécile Fénérole, chef de projet chez Ledjo Energie (structure d’ingénierie d’Evergaz). Issu de la fermentation de matière organique végétale ou animale dans un milieu anaérobie (réaction chimique en l’absence d’oxygène), le biogaz est composé de méthane et de CO2. Pour obtenir le biométhane, qui pourra être utilisé comme carburant vert, il est nécessaire d’éliminer le CO2 et les autres composés pour ne conserver que le méthane, qui présente alors des qualités similaires à celles du gaz naturel d’origine fossile.

Collectivités publiques et entreprises en première ligne.

Evergaz conçoit, finance et exploite des unités de méthanisation qui produisent ce biométhane. « Nous exploitons 6 centrales de production de biogaz en France et en Allemagne. Ces centrales produisent de l’électricité verte, ou du gaz vert, qui peut alimenter des véhicules roulant au gaz. Ce sont essentiellement des unités territoriales qui permettent de traiter, dans le cadre d’une démarche d’économie circulaire, des déchets organiques d’origine agricole (fumiers, lisiers, etc.) et des déchets industriels issus, notamment du secteur agroalimentaire » précise Cécile Fénérole. Aujourd’hui, un million et demi de véhicules roulent au gaz naturel en Europe, où l’on compte environ 2 500 stations GNV. En France, nombre de collectivités locales ont fait le choix du GNV pour leur réseau de transport public, afin de respecter leurs engagements de baisse d’émissions de CO2. Ainsi, un nouveau bus sur trois roule au GNV. Et les entreprises y ont de plus en plus recours pour leurs flottes de véhicules, tels Monoprix et Castorama qui ont choisi le GNV pour les livraisons dans Paris. Les unités de méthanisation d’Evergaz peuvent alimenter les distributeurs de BioGNV en en certifiant l’origine. Appelé à se développer, ce biogaz, source d’énergie renouvelable, pourrait contribuer dans le futur à l’indépendance énergétique du pays. Il pourrait aussi servir dans un horizon plus lointain à la production d’hydrogène vert. « Nous assurons une veille technologique sur ces procédés car des constructeurs automobiles travaillent aujourd’hui sur des projets de véhicules alimentés à l’hydrogène, beaucoup moins polluants ».