Conséquence logique de la crise économique, l'ingénierie française connaît un trou d'air conjoncturel. Selon une étude réalisée par le Bipe à la demande de l'association patronale Syntec Ingénierie qui tenait hier ses rencontres annuelles, le volume d'activité de ce secteur devrait baisser (selon une hypothèse moyenne) de 6,5 % en 2009 et de 2,1 % en 2010, contre une progression annuelle moyenne de 4,5 % depuis huit ans. Ce renversement de tendance est la conséquence directe de la chute des investissements dans l'industrie, la construction et les services, lesquels devraient décliner de 7,1 % cette année et encore de 2,5 % l'an prochain…
CLAUDE BARJONET, Les Échos